Nous avons assisté avec le mouvement alter mondialiste à l’émergence d’une contestation « botton up » sans les élus et sans les gouvernements.
Les réseaux sociaux favorisent la naissance d’une opinion publique qui se caractérise par une désintermédiation de l’aspiration à la démocratie. Ni les gouvernants, ni les institutions internationales ou inter-gouvernementales n’y participent.
Ce sont des citoyens qui constituent, de manière horizontale, avec des caractéristiques d’immédiateté, de volatilité et de renouvellement sans équivalent, un nouvel espace public, une opinion publique mondialisée et une action politique efficace.
Cette révolution a ses leaders d’opinion -les blogueurs- dont certains deviendront ministres comme blogueur404 en Tunisie, ses activistes -les Anonymous- qui exerçent des représailles sur les entreprises qu’ils estiment complices des atteintes aux libertés publiques, ses protecteurs- une FAI française qui met à disposition des internautes égyptiens lorsque les autorités coupent les communications, son réseau de secours bas débit ou des hébergeurs de Wikileaks en Suède ou encore des sites miroirs permettant de remettre à disposition de la communauté des vidéos censurées.
C’est tout un monde attaché aux libertés publiques, plus qu’à l’abandon de celles-ci en échange d’une confortable sécurité et protection dans la grande nurserie des pays occidentaux.
Et que fait donc la classe politique française pendant ce temps ?
Passionnée par ses histoires de clochers, elle ne voit rien, n’entends rien, ne comprends rien.
C’est -parait il- le secret du bonheur !
Pour combien de temps ?
Qui ne voit que l’égalitarisme nuit à la liberté individuelle et que la sécurité collective est l’alibi du meurtre des libertés publiques ?
Ce qui se passe dans les pays arabes devrait nous ramener aux fondamentaux : préférons la Liberté à l’abandon confortable des libertés à ceux qui promettent sécurité et égalité.
Ne dormons pas, bonnes gens.
Pendant que s’écrit la Grande Histoire, se poursuivent les petites histoires franco-françaises.
Le pays de l’Universalité se replie sur son exception pour le plus grand plaisir de ses élus.
Ooops pardon Françoise, j'ai mis mon commentaire sur votre autre post (que je ne peux pas effacer). Pardonez-moi. C'est ici que je voulais le déposer.
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Vous êtes en avance Françoise ! Pas sur votre époque, mais sur les politiques qui, effectivement, ne comprennent absolument pas ce qui est en train de se passer avec l'internet (qu'ils appellent encore les "nouvelles technologies"). Ils ne les connaissent pas, ne les comprennent pas, ne les utilisent pas et même les craignent ou en bloquent le développement. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls car une part de plus en plus grande du commerce se fait maintenant sur internet (moi-même j'achète désormais tout sur des sites type Amazon et non plus dans mon quartier ou dans ma ville). Des pans entiers du commerce intérieur vont donc s'effondrer (avec les milliers d'emplois qui leurs sont associés). Ils comprendront malheureusement trop tard quand tous les gens qu'ils forcent à partir sur les sites commerciaux (plus efficaces, plus rapides, plus serviables) les enverront, eux, au Pôle emploi ! Mais ils ne comprennent pas encore la logique de la cause et de l'effet. Ils ne comprendront que lorsqu'ils devront déposer leur bilan et baisser le rideaux de fer. Quant aux politiques que vous évoquez, ils comprendront eux aussi trop tard mais seront emportés de la même manière. Je pense à cet égard que la campagne des présidentielle se fera majoritairement sur le web et sans eux car leur langue de bois y sera découpée en rondelles et tombera en sciure ! Le débat aura lieu hors champ des politiques. ça va effectivement faire mal.
Continuez à les alerter Françoise. Mais ils sont sourds et tellement imbus d'eux-même et de leur pouvoir dérisoire ...
Cordialement
D
Rédigé par : Daniel | 02 février 2011 à 12:15