Votre réponse est très bien élevée, ce qui ne m’étonne pas de vous, mais elle constitue plus une esquive, agrémentée d’un hommage – que je partage - aux collaborateurs du SIG, qui noie le poisson.
En réalité, ce que nous aurions aimé savoir c’est en quoi l’ "évolution accélérée" du SIG crée les conditions d’une amélioration de la communication publique.
Ce que nous souhaitons, c’est parler de résultats ou de perspectives de résultats comme nous y incite nos plus hautes autorités…
L’exercice de gouvernance est parfois un exercice qui frise l’imposture, nous le savons tous les deux : « si le seul outil dont vous disposez est un marteau, alors tous les problèmes auront des têtes de clous….. »
Parlons sincèrement et évitons les politesses d’usage, qui ne sont souvent, en politique, que des échapatoires.
Ainsi, à un moment où le gouvernement affirme qu’aucun problème d’approvisionnement en essence n’est à craindre, et que les français y croient tellement qu’ils font la queue devant les stations-services, comment réhabilite t’on une parole politique démonitisée ?
Quand les français échangent sur les réseaux sociaux des recettes pour s’approvisionner en carburant, la présence sur ces réseaux est elle organisée par la communication gouvernementale ?
A un moment de la réforme des retraites où l’on voit que les excellents arguments développés par François Fillon sur France 2 pour expliquer en quoi les solutions alternatives ne tiennent pas (la retraite à 60 ans avec décôte, la prise en compte exclusive de la durée de côtisation...) , pourquoi oui pourquoi ceux qui soutiennent cette réforme n’ont pas – et moi la première - été alimentés de ces argumentaires ?
A quoi sert le SIG sinon à préparer l’opinion aux réformes, à organiser le débat public sur le net pour permettre une appropriation collective, à fournir en temps réel les éléments dont a besoin le citoyen pour comprendre et adhérer ?
Alors, comme tout outil, le SIG peut être bien agencé, performant, c’est bien la doctrine d’emploi qui pêche, et cela, Thierry, c’est bien le rôle du chef.
Donc, qu’elle a été votre vision ? Qu’avez-vous voulu faire, c’est cela qui nous intéresse.
Ce qui nous intéresse aussi, c’est comment cette vision s’est heurtée aux résistances des dirigeants, comment vous avez composé avec le principe de réalité, ce que vous avez réussi et là où vous avez échoué . Bref un leg aux futurs directeurs, et une complicité retrouvée avec vos prédécesseurs…
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